Mirana Clarette Redactrice Web

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Le scandale de la vente des actions de la BNI : Serge ZAFIMAHOVA secoue Omer Beriziky

De nombreuses questions se posent sur la vente précipitée d’une partie des actions de la BNI Madagascar. Pourquoi l’État autorise-t-il cette vente alors qu’il détient 31% des actions de cette entité bancaire ? De plus, les preneurs n’ont pas un minimum de notion sur les affaires bancaires puisque l’un est un Mauricien ancien sucrier reconverti en textile et l’autre, un prestataire immobilier dont la réputation est assez suspecte et surtout, pourquoi le président de la Haute Autorité de la Transition appuie-t-il cette cession ?

Face  à cette situation un peu étrange, Serge Zafimahova  lors de sa conférence de presse du 26 septembre à Faravohitra  secoue le Premier ministre Omer Beriziky sur la gravité de la situation. En effet, Serge Zafimahova incite le Premier ministre à déposer une requête devant le Conseil d’État afin de stopper la transaction. Le premier ministre n’est pas en droit de faire l’autruche face à de telle situation et en insinuant sa méconnaissance du dossier de la BNI Madagascar.

D’après Serge Zafimahova, la vente des actions du SFI (Société Financière Internationale) une filiale de la Banque mondiale à une société offshore située dans les Îles Vierges révèlerait une suspicion de blanchiment d’argent.  En effet, il est connu de tous que les ventes effectuées dans ces Îles ne sont pas nettes, et insinuent toujours « manipulation d’argent sale ». L’on se demande si la partie administrative de la Banque Mondiale est au courant de cette transaction. Si oui pourquoi n'émet-elle pas une réaction face à cette transaction ?

Lors de cette même conférence de presse, Serge Zafimahova soulève une incohérence sur les multiples successions de décisions contradictoires prises pour cette transaction. La Direction générale du Trésor s’est d’ailleurs opposé à cette cession le 7 juin 2013 derniers, mais le sursis n’était que de courte durée vue que l’État Malagasy, par une lettre datée du 20 juin 2013, informe les Admnistrateurs de la Banque qu’il appuie cette transaction lui permettant de « jouer pleinement son rôle dans le maillage du tissu économique et social de Madagascar. »

Selon Serge Zafimahova, la lettre vient de la Direction Générale du Trésor, mais c’est le ministre des Finances et du Budget qui l’avait signé sous un faux numéro de référence ( N°90-MFB/SGDGT alors que le numéro de référence de la lettre du 07 juin 2013 est le 145-2013 – MFB/SGDGT). Cela signifierait-il que le ministre du Finance et du Budget a subrogé le Directeur général du Trésor ?

 

Serge Zafimahova appuie ses arguments en mettant un point d’honneur sur les décisions contradictoires prises depuis le 21 août au 4 septembre 2013 pour cette affaire. Le 21 août 2013, les membres ayant assisté à la réunion de la Commission de Supervision Bancaire ont émis un refus catégorique et unanime au conglomérat réunissant le Goupe Ciel et Bank One. Mais soudainement, le 4 septembre 2013, ces mêmes membres sont revenus sur leur décision du 24 aout et approuvent la cession du conglomérat composé du Groupe Ciel  et de la société First Immo. Serge Zafimahova souligne que les membres qui ont approuvé cette vente ont émis quelques réserves du fait que la cession ne se fera pas par l’intermédiaire d’une « banque de référence ». Il faut noter que c’est l’absence de cette « banque de référence » qui a été l’un des éléments de refus de la cession pris le 7 juin.



29/09/2013
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